Bienvenue sur mon blog d'écriture: Voici les résumés

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Nightmare

Tu es fan de Twilight ? Tu as lu les livres au moins un centaine de fois ? Tu aimerais faire durer la
magie de cette histoire merveilleuse ??? Et bien, ta place se trouve sur http://nigthmare.forumactif.net/forum.htm !



C'est un forum RPG sur Twilight (évidemment ^^) ! Tu pourras entrer dans la peau de ton personnage préféré et échanger des rp avec d'autres personnes en ligne ! Mais aussi, discuter de tout et n'importe quoi avec les autres membres du site dans la section « Flood »....


Viens nous rejoindre ! Une bonne ambiance t'y attend, ainsi que pleins d'autres surprises ! Mais dépêche toi, ou tous les meilleurs personnages seront pris .... =)



Alyssa O. Carter

# Online seit Samstag, 09. August, 2008 um 22:07

Geändert am Mittwoch, 18. März, 2009 um 11:03

*-* Vampire: The last hope *-* Prologue *-*

*-* Vampire: The last hope *-* Prologue *-*
L'Église ne cesse de rejeter le crime sur la population mondiale. Elle accuse les humains des péchés impardonnables qu'ils ont su commettre en défiant la bonté de Dieu. Sa grande parole pousse les vivants dans de sombres années de culpabilité et de terreur. Qu'ont-ils fait ? L'Église leur avait toujours promis que Dieu pardonnait tout, qu'il était bienfaisant et son amour pour tous sans limite. Jusqu'alors, tous avaient cru, espéré et prié le Père de l'univers.

Maintenant que cette chose menaçait la planète entière, tous étaient déstabilisés. Plus personne n'osait demander aide et charité au Seigneur par peur que celui-ci ne déverse encore son courroux sur eux. Qu'était-ce cette chose, cette abomination qui s'abattait sur des milliers de malheureux ?

La porphyrie. Cette maladie autrefois héréditaire avait trouvé le moyen d'évoluer afin de s'emparer d'un plus grand nombre de gens. Maintenant, elle se transmet au contact directe du sang et de la salive. Pauvres mortels... Le virus touche démesurément la population et aucun traitement n'a été découvert. Les scientifiques sont subventionnés pour trouver un aboutissement à cette épidémie grandissante. Rien ne se trouve, rien ne change et pendant ce temps, la porphyrie mute et devient de plus en plus difficile à contrôler.

Les symptômes sont critiques et condamnent leurs victimes à une vie puérile et souffrante. L'hypersensibilité à la lumière laisse les malades avec de graves lésions à la peau s'ils s'exposent au soleil. Parfois, ses brûlures laissent des cicatrises puisque la peau a une extrême difficulté à se régénérer. Certains troubles neuropsychiatriques peuvent être décelés chez un malade ; confusion, hallucination et délire. De plus, une certaine violence peut se développer suite à une irritabilité. Dans certains cas, les gencives se déforment et les dents, colorés d'un rouge brunâtre, sont plus proéminentes. La force quitte également le malade car, atteint de convulsion et de faiblesse musculaire, il devient difficile pour lui de faire des efforts physiques. Il est également très allergique à l'allicine – présent dans l'ail. C'est un composant chimique qui agit sur plusieurs enzymes du foie ; une personne atteinte de la porphyrie voit ses symptômes décuplés après en avoir consommé. Finalement, le sang doit être purifié et donc remplacé dans une transfusion sanguine.

Malheureusement, nombreux sont ceux qui n'ont pas les moyens ou les efforts pour disposer de ce seul traitement qui vise à allonger la vie. Chaque année qui passe, des centaines et des centaines de personnes décèdent ou se suicident suite aux longues souffrances qu'apporte cette épidémie.

Les gens cessent d'espérer. Dieu les punit pour leurs offenses et leur soif de créer. C'est donc en 3258 qu'a été lancé le compte à rebours de la race humaines.

# Online seit Montag, 11. August, 2008 um 13:09

Geändert am Donnerstag, 09. Oktober, 2008 um 10:20

OoO Vampire Knight: La vie de la nuit OoO Chapitre 1 OoO

OoO Vampire Knight: La vie de la nuit OoO Chapitre 1 OoO
-Au secours !!!!

L
a voix déchira le silence de la nuit tel le crissement des ongles sur un tableau. Les branches des arbres fouettaient le visage de l'adolescente qui courrait à perte d'haleine. Elle continuait sa course, sans un seul regarde derrière elle. Sa main l'élançait quelque peu et des gouttes de sang s'en écoulaient lentement. Son esprit était trop occupé à fuir pour s'arrêter sur une telle douleur. Son c½ur manqua un battement lorsqu'elle pensa à ce qu'il pourrait lui faire si elle arrêtait de courir.

Une lég
ère vague de soulagement submergea la jeune femme dès qu'elle aperçut le portail de l'établissement de jour. Elle continua sa course effrénée en rassemblant ses dernières forces. La tête commençait à lui tourner, mais elle s'encouragea de plus belle afin d'éviter ce monstre.

Alors
qu'elle allait tirer la porte de l'immeuble des dortoirs, une main empoigna ses cheveux et la tira sur le sol. La jeune femme gémit, mais se pressa de relever la tête et de s'accroupir.

-Tu ne pensais quand même pas m'échapper, demanda le jeune homme devant elle.

Elle
le fixa de ses yeux replient de hargne et se releva avec peine.

-Si j'étais en pl
eine forme et que tu étais un level E, tu serais mort sur le champ, cracha la fille. C'est un déshonneur pour un vampire de ton rang!

À ces mots
, la jeune femme perdit pied et s'agenouilla. La fièvre qui l'avait gagnée ce matin avait disparût, mais son énergie ne battait pas son plein. Elle était fatiguée, épuisée de fuir. Le vampire s'approcha imperceptiblement d'elle et la souleva par son poignet. Il l'attira à lui et l'obligea à se tenir immobile. La situation lui était égale ; la jeune femme de se débattit pas.

-Ton
sang est délicieux, répliqua le jeune vampire. Il me fait perdre la tête, à chaque fois que je le sens. Tu n'es pas comme les autres, Yuki.

Cet
te dernière sentait ses dernières forces la quitter. Incapable de lutter, elle laissa les lèvres du lycéen se rapprocher de sa paume de main déjà sanglante. Yuki sentit les crocs chirer sa chair, beaucoup plus profonment que tout à l'heure. Elle échappa un soupir d'impuissance et glissa sur le sol, collée au suceur de sang.

Alors que ses
yeux se closaient peu à peu, les canines se retirèrent d'un seul coup, lui arrachant un cri de douleur lassante. Le spectacle qui s'offrait à ses yeux la laissa perplexe. Dénuée de tout sentiments, elle fixa la scène.

-Tu n'aur
ais jamais dû être accepté à l'Académie, Shao. Retourne dans ton dortoir et fait tes bagages. Je vais m'assurer personnellement à ce que tu sois renvoyé de cette école.

Yu
ki examina son sauveur ; c'était Zero Kiryu, de la night class. Il était de cette école depuis peu, mais déclanchait déjà des émeutes de groupies lorsque l'échange des classes se faisait. Mais là, à ce moment, il avait le visage ferme et les yeux haineux. Il fixait Shao comme s'il aurait été un monstre, une créature repoussante, et pointait sur lui un fusil bien spécial. Yuki se sentit peu à peu en sécurité avec ce vampire qui s'opposait à son attaqueur. Shao semblait attendre quelque chose. Peut-être avait-il quelque chose à dire, mais il se contenta de se lever et d'afficher un sourire narquois.

-Je te la la
isse, Zero, dit-il en portant une main à sa pommette enflée par le coup.

Le sauveu
r de Yuki fît un pas vers l'avant pour effrayé Shao. Celui-ci recula vivement, puis n'hésita plus à s'en aller. Il disparût de la cour du dortoir et la nuit redevint aussi silencieuse et tranquille qu'elle était une demie-heure plus tôt.

-Merc
i.

Z
ero s'arracha de ses pensées et se retourna vers la victime. Il serra son arme dans son jean. Yuki se tenait debout, chancelante, affichant un faible, mais sincère sourire. Elle s'avança lentement vers Zero d'un pas incertain.

-Ne te fais pas des idées, lança le vampire. Je déteste Shao, c'était une belle occasion de lui mettre une raclé.

Yuki s'arr
êta sec, plongeant son regard dans les yeux froids et sombres de Zero. Elle se sentait bête de s'être laissée mordre deux fois par un vampire. Soudain, elle repensa à sa blessure et leva sa main déchirée à la hauteur de ses yeux. Des larmes menacèrent de se former, mais elle les enfouit profondément. Elle examina le sang séché le long de son bras et suivit des yeux les gouttes perler dans le vide avant de toucher le sol. Son corps tremblait légèrement et sa vue s'embrouillait peu à peu.

-T
u devrais aller nettoyer la plaie, dit Zero sur un ton plus coulant.

Yuk
i dirigea son regard sur lui, sans pour autant le regarder consciemment. Elle sentait son c½ur battre à rompre sa poitrine et sa tête tourner comme un manège. Un brouillard lui voila la vue et elle ferma les yeux subtilement. Elle tituba et son corps plongea sur le côté.

-Hé !!!!

Zero la rattrapa de justesse et la prit dans ses bras, contre son torse. Elle s'était évanouit.

-I
l ne manquait plus que ça, soupira Zero.

Il p
rit la direction du dortoir de la nuit avec Yuki dans ses bras.

# Online seit Montag, 11. August, 2008 um 13:12

Geändert am Dienstag, 04. November, 2008 um 11:09

OoO Vampire Knight: La vie de la nuit OoO Chapitre 2 OoO

OoO Vampire Knight: La vie de la nuit OoO Chapitre 2 OoO
Zero entra à pas feutrés dans le dortoir des vampires, avec comme paquet une jeune femme bien étourdie et encore inconsciente. Il monta silencieusement les escaliers principaux et, alors qu'il allait s'engouffrer dans le couloir, il sentit une présence derrière lui. Zero s'immobilisa, sans pour autant se retourner.

-Tu dois
avoir une explication, fît une voix séduisante de jeune homme.

Zero fronça les sourcils pendant une fraction de seconde. Il roula des yeux vers son interlocuteur qui ntait nul autre que le représentant de la night class, le pur-sang le plus haut placé du lycée.

-Shao l
'a attaqué et puisque c'est la fille du directeur, je ne la laisserai pas dehors.

Un
silence de mort s'installa entre les deux vampires. Yuki gémit faiblement, ce qui attira l'attention de Zero. Soudainement agacé de rester là à ne rien dire, Zero fixa son opposant durement.

-Ne j
oue pas à ça avec moi, Kaname, dit-il vivement. Je ne suis pas de ta garde.

Kaname serra
la mâchoire, mais ne flancha pas. Il resta impassible, alors que Zero savait parfaitement que l'envie de le baffer ne manquait pas. Le jeune héro dévia ses yeux et se remit en marche vers sa chambre.

Aussit
ôt que Zero fût disparut dans le couloir, Kaname soupira d'agacement. Il réussissait toujours à soit disant contrôler les autres vampires et à leur inspirer le respect, mais celui-là n'en faisait qu'à sa tête depuis son arrivé. Le sang pur en savait très peu à son sujet, faute de renseignement de la part du directeur Kaein. Kaname savait tout de même que Zero était un protégé du directeur depuis longtemps.

-
Tu finira par te soumettre, murmura le vampire, alors qu'il entendait la porte de la chambre se fermer.

*


Sa main
lui piquait affreusement. Si elle avait put, elle aurait gratter sa paume jusqu'au sang, mais un bandage bien posé l'en empêchait. Il était rosé par endroit, sûrement dût au sang qui s'était écoulé de sa plaie.

Yuki regarda
tout autour d'elle. Elle était allongée dans un grand lit queen, éclairé par quelques rayons qui traversaient les rideaux rouge vin de l'immense fenêtre. Le vent faisait battre les panneaux lourds de tissus qui virevoltaient dans la chambre. Les ombres se promenaient sur les murs d'un blanc cassé et finissaient leur cadence sur le sol miroitant.

-Tu es enfin
réveillé, retentit une voix d'homme.

Yuki
sursauta quelque peu, mais aperçut sans mal le vampire qui l'avait sauvé. Il était assis dans un coin de la chambre, entre un mur et une commode. Ses traits étaient durs et sans failles, mais ses yeux semblaient être lourds de fatigue.

-Mer
ci de m'avoir épargné, dit la jeune fille et ramenant ses jambes sur elle-même.

Zero pos
a sa main sur le sol et se releva lentement. Il s'avança vers la grande fenêtre et la ferma d'un bruit sourd. Il replaça les rideaux de sorte qu'il n'y ait plus une seule parcelle de lumière dans la chambre.

-S
i tu te sens mieux, tu peux partir, lança-t-il sans aucun ton de voix.

Yu
ki sentit la rougeur lui monter à la figure. Quelles belles paroles ! Sans plus attendre un instant, l'étudiante mit pied au sol et se dirigea vers la porte. Alors qu'elle allait tourner la poignée, elle sentit la main de Zero sur son épaule. Surprise, elle se retourna et lui fit volte-face.

-Tu ou
blis ta veste.

Aussi rouge qu'une pivoine et aussi muette qu'une carpette, Yuki lui arracha la veste des mains et partie sans jamais plus se retourner. Le palais qu'elle traversait à grande enjambée était plongé dans un profond silence et ses habitants étaient assenés d'un sommeil lourd. Yuki arriva au pas de deux portes géantes. Elle en poussa une pendant que les pentures lâchaient un grincement agaçant.

Al
ors qu'elle respirait l'air pur d'une belle journée ensoleillée, Yuki espéra que ce sentiment lasse la quitte. Depuis qu'elle avait quitté la chambre, elle avait l'impression que ses moindres gestes étaient sous surveillance...

*


Kaname regarda la jeune fille traverser le sentier bordé d'arbres. Maintenant qu'il était certain que sa présence manquait au dortoir, il pouvait fermer les yeux sans inquiétudes.

# Online seit Montag, 11. August, 2008 um 13:13

Geändert am Dienstag, 04. November, 2008 um 11:11

*-* Vampire: The last hope *-* Chapitre 1 *-*

*-* Vampire: The last hope *-* Chapitre 1 *-*
'' J'ai vu le soleil pour la première fois le sixième jour du sixième mois de l'an 3666. Drôle de coïncidence, car ce fût la dernière. Dès que je suis sortie du ventre de ma mère mourante, les rayons de l'astre ont brûlés ma peau au troisième degré. Depuis ce jour, je vois cette boule de feu sur les photos et les films qu'ils m'apportent. Moi, je n'ai aucun souvenir de la souffrance que j'ai pu avoir à ce moment là. Par contre, je garde de cette journée une mince cicatrice sur ma joue gauche.

Pourquoi ne puis-je voir le soleil à nouveau ? C'est tout simple. Avec le temps, j'ai compris qui j'étais ou plutôt ce que j'étais. D'après eux, je suis atteinte d'un virus évolué et incontrôlable. Personne ne m'a dit quel était ce virus, cette maladie qui me rend différente des autres. D'autre part, j'ai bien vu au fil des ans que mes symptômes en surprenaient plus d'un. Lorsqu'ils apportent cette lampe aux rayons ultraviolets, ils le savent bien que je vais souffrir d'atroces brûlures, mais ils me regardent en silence quand mes lésions guérissent quelques minutes plus tard. Tout comme ils savent que mes yeux aiguisés me permettent de voir dans le noir et de distinguer une araignée perchée à des mètres de moi.

Maintenant, depuis un peu moins d'un an, ils surveillent ''un nouveau phénomène'', comme ils disent. Ma peau, autrefois d'un blanc bleuâtre, a pris une teinte bizarrement argentée. Moi, je n'appelle pas cela un phénomène, mais plutôt une conséquence suite aux fréquentes expositions aux rayons ultraviolets. Quoi de plus logique de voir ma peau combattre ces quotidiennes attaques ? Je commence sérieusement à trouver cela ennuyant toutes ces épreuves. Ils prennent de mon sang à tous les matins et m'en donnent du nouveau, du frais.
J'ai l'impression que l'air devient de plus en plus tendu à chaque jour qui passe. Je pense qu'ils attendent de moi un résultat complètement différent de ce que je leur donne. Personne ne me dit ce qu'ils font avec mon corps. Ils m'obligent à exercer ma force physique deux fois par jour pour que je leur donne des chiffres. Une fois, j'ai entendu un scientifique hausser le ton sur un homme de respect ; il ne voulait plus que je m'exerce, car il prétendait que ma force ce développait trop vite et que ce ne serait pas bon pour eux, que je fracasserais tout. Sa parole fût vite oubliée et je ne l'ai plus jamais revu. J'aurais bien aimé qu'il me parle, ce scientifique, pour que je sache enfin ce que j'avais de plus que les autres.

Ce matin là, quand j'ai ouvert les yeux, ce n'était pas les faibles lumières qui m'avaient réveillée, mais plutôt une soudaine soif. Une soif que je ne comprenais pas et qui m'assaillait. Je devais boire. Maintenant.''

*


Lilith se leva et porta une main à sa gorge. Elle sentait chaque battement de son c½ur, chaque goutte de sang qui filait à toute allure dans ses veines. Cette musique lui mettait l'eau à la bouche. Chaque muscle de son corps était tendu et ses yeux guettaient vivement la salle dans laquelle elle dormait quelques minutes auparavant. Lilith prit place sur son lit. Elle ne savait pas ce qui se passait dans son corps, mais cela n'augurait rien de bon. Ses pensées se bousculaient dans sa tête, comme si rien ne pouvait lui faire entendre raison. Une seule chose comptait ; assouvir cette soif envahissante.

La lumière verte du détecteur de chaleur changea soudainement au rouge. Quelques secondes à peine et un scientifique ouvrait la porte de la chambre obscure. Encore une fois, il portait une combinaison antibactérienne avec un casque qui ressemblait à celui d'un cosmonaute. Lilith plissa des yeux en apercevant les lueurs de l'éclairage d'à côté. Le scientifique s'approcha de la jeune femme ; il prit sa tension, lui examina les yeux et jeta un bref coup d'½il dans sa bouche. Pendant ce temps, Lilith sentait quelque chose... Elle l'entendait, comme si un papillon battait des ailes à son oreille. L'odeur volait jusqu'à ses narines et montait à son cerveau. Brutalement, son c½ur prit une folle cadence qui lui fît tourner la tête. Le scientifique sortit une seringue et n'hésita pas à piquer la veine de la pauvre. Aussitôt la prise de sang terminée, il disparut derrière la porte aussi vite qu'il était venu.

Lilith retroussa son nez. Son corps fût parcourut de tremblements à cette odeur fraîche et pure. Les dents serrées, la jeune femme longea son regard sur son bras, puis l'arrêta sur un mince filet de sang qui s'échappait de sa veine tantôt piquée. Le liquide battait dans son oreille et sa senteur envahissait la totalité de la pièce. Lilith combattait une surprenante envie de lécher la goutte qui menaçait de chuter à ses pieds. L'arôme l'appelait, la torturait. Sa gorge sèche réclamait une seule goutte de ce liquide de vie, une seule goutte de ce sang. Combattre le désir de combler cette soif affaiblissait Lilith. Elle cédait peu à peu, à chaque seconde qui passait.

Alors qu'elle n'était qu'à une seconde de lécher son sang, trois scientifiques firent irruption dans la pièce. Ahurie, Lilith ne cilla pas. L'un accourut vers elle, tandis que les deux autres restaient en retrait.

-Ne fait pas ça, Lilith, dit-il simplement.

La jeune femme le regarda dans les yeux et y décela une peur indescriptible. Elle vît le bandage qu'il tenait à la main et compris ; elle ne devait pas boire son sang.

-Pourquoi ? murmura-t-elle, les yeux troublants.

Lilith fixa le scientifique quelques instant, attendant évidement une réponse, une vérité. Son silence fût aussi souffrant qu'un poignard dans le c½ur. Résignée aux mensonges, la jeune malade tendit son bras vers l'avant, à la porté de l'homme. Le battement était partit, mais la senteur persistait. Lilith repoussa hargneusement sa soif et examina l'humain lui entortiller le bandage autour du bras. Maintenant qu'elle avait retrouvé tous ses esprits, elle se dégouttait elle-même.

-Qu'est-ce que je suis ? bredouilla-t-elle.

Une larme amère s'échappa de son ½il gauche et chuta sur son pansement. Son corps tremblait légèrement tandis qu'elle retenait des sanglots remplis de détresse. Le scientifique prit lentement la direction de la porte et disparût, suivit des deux autres.

Pendant les jours qui suivirent, Lilith se sentit de plus en plus détachée du monde autour d'elle. Cette soif inassouvie la pourchassait sans cesse, la réveillait même. Elle avait pensé maintes fois à se mordre jusqu'au sang, pour y goûter, pour calmer son désir. Pourquoi ne l'avait-elle pas fait ? Les paroles du scientifique résonnaient encore dans sa tête. ''Ne fait pas ça.'' Le contraire déclencherait quoi ? Qu'est-ce qui se passerait ? Jour et nuit, des dizaines de questions traquaient Lilith. Par malheur, aucune réponse ne venait à elle.

*


-Tu n'as pas mangé de la journée, Lilith. Si tu ne vide pas ton assiette, je serai obligé de t'intuber.

La jeune femme posa son regard de fauve sur le scientifique en combine. Elle ne supportait plus de se faire mener. Elle ne tolérait plus qu'on la force. Et surtout, elle n'endurait plus cette soif. Une colère insoutenable la grugeait de l'intérieur et menaçait d'exploser à tout moment.

-Tu ne me laisse pas le choix, soupira l'homme.

Poussée par une furie imprévue, Lilith se leva et empoigna le scientifique par le cou. Accoté au mur de la pièce, les pieds ballants, l'homme n'osa plus bouger que ses yeux pour les planter dans ceux de la jeune femme. Il y lit une démence incontrôlable qui le fît douter face à sa vie.

-J'ai soif, souffla Lilith au creux de son oreille. J'ai toujours soif !

Les ailes battaient de nouveau. Collée au cou de cet homme, elle les entendait plus que jamais. Elle distinguait chaque battement de c½ur dans la pièce, chaque souffle de vie. Lilith entendait toute la cadence que faisait le c½ur de l'homme en projetant le sang dans tout le corps. Cette musique était vive à ses oreilles. Elle la rongeait et la mettait au défi de résister à la tentation qui se répandait dans son être.

''Je ne peux pas... Je ne dois pas faire ça. Laisse-moi !''

Évidement, les battements l'assaillirent de plus belle. Le détecteur de chaleur tourna au rouge. Lilith sût tout de suite ce qu'elle devait faire. Elle ne voulait pas rester une minute de plus dans cette pièce. Elle avait toujours été un pion pour les recherches, un sujet parmi tant d'autres. Elle rêvait de voir le monde, de découvrir autre chose que ce qu'elle vivait. En vingt ans, elle n'avait jamais sentit la pluie s'affaisser sur son visage ni entendu le grondement des nuages qui s'entrechoquent. Elle n'avait jamais touché les plumes d'un oiseau ni même sentit le parfum de la rosée matinale. Tout cela devait changer. Lilith se rappela soudainement les paroles d'un scientifique disparut à ses yeux : '' Sa force musculaire est beaucoup trop développée. Elle est plus forte que cent hommes, monsieur ! Elle devient dangereuse pour nous.''

Tout à coup, la porte de la pièce s'ouvrit à la volée. Des hommes en combines et armés de bâtons électrifiés se tenaient aux côtés de Lilith, l'air quelque peu stupéfait par un tel retournement de situation. La jeune femme les examina sans sourciller. Les battements d'ailes avaient disparus, mais sa soif grandissait encore et toujours.

-Dépose-le, ordonna un homme de l'avant.

Lilith le fixa, puis détourna son attention sur le scientifique qu'elle tenait à la main. Visiblement, il suffoquait. Elle le déposa lentement sur le sol, puis l'oublia, certaine qu'il ne pouvait rien contre elle. Personne n'osait bouger. Personne ne pensait à faire le premier mouvement qui déclencherait tout. Tout simplement parce que chaque homme dans cette pièce la craignait.

Lilith lisait tout cela dans le regard de chacun. Elle savait qu'elle réussirait à sortir d'ici, avec ou sans morts sur la conscience. Elle serra les poings et contracta sa mâchoire. Puis elle assena un surprenant coup de pied sur la tempe de l'homme avancé. Le casque de protection éclata en miette...

# Online seit Montag, 11. August, 2008 um 13:15

Geändert am Donnerstag, 09. Oktober, 2008 um 10:22